|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
UN MONSTRE PEUT EN CACHER UN AUTRE (2003-2004)
Mise en scène de Martine Fontanille.
Spectacle à trois comédiens. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mise en scène: Martine Fontanille
Auteurs: Bertolt Brecht, Marieluise Fleisser
Avec: Isabelle Desages, Martine Fontanille, Frédéric Lorber
Scénographie: Laure Cotin, Johan Olivier
Création lumière: Johan Olivier
Création costumes: Catherine Lavie
Création sonore et vidéo: François Vivier
Durée: 1h30
La Femme juive est tirée de « Grand Peur et misère du IIIe Reich (scène 9) –
traduction de Maurice Régnault et André Steiger (L’Arche Editeur) |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Spectacle en deux actes: La Femme juive de Bertolt Brecht et
Avant-garde de Marieluise Fleisser |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Un titre pour deux textes... |
|
|
Avril 2002, l'extrême droite revient, le temps d'une élection, au-devant de la scène. Je décide de monter Un Monstre peut en cacher un Autre...
J'ai eu envie de mettre en parallèle un texte de théâtre et un texte littéraire, de mettre en correspondance un texte où le monstre, la machine nazie,
ne laisse plus aucune chance à l'intime, et un autre texte où l'intime peut devenir le monstre.
Martine Fontanille
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Premier acte, premier texte: La Femme juive de Bertolt Brecht, tirée de Grand Peur et misère du IIIème Reich (scène 9) |
|
|
Á l’époque où il écrit la Femme Juive (1935-1938), Bertolt Brecht est en exil. Il a été déchu
de sa nationalité allemande en 1933. Ses livres sont interdits et brûlés. La femme juive et
son auteur sont intimement liés.
1935, une femme juive qui évolue dans un milieu bourgeois, épouse d’un médecin-directeur de
clinique, parle aux différentes personnes de son entourage social. Elle les prévient l’une après
l'autre de son départ imminent du foyer conjugal sans révéler le fait qu'elle parte pour autre chose
qu’un voyage d’agrément et pour longtemps... La défiance, le carcan social fait que le spectateur
saura, au fur et à mesure du déroulement de la pièce, qu'elle se sauve pour ne pas nuire à son
mari et qu'elle a une chance, peut-être, de sauver sa vie. Elle imagine à voix haute ce qu'elle va dire à son mari pour qu'il la laisse partir, pour qu'ils se
parlent... Elle s'arrête plusieurs fois, elle recommence plusieurs fois, jusqu'à ce que le mari entre
et là, arrive ce qu'elle redoutait....
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Deuxième acte, deuxième texte: Avant-garde de Marieluise Fleisser |
|
|
|
|
|
1965, une femme écrit ce qu'elle a vécu avec l'auteur de La Femme Juive entre 1923 et 1929.
Elle se remémore : étudiante, elle est une collaboratrice, une amie et une maîtresse de Bertolt
Brecht. L’écriture la dévore elle aussi. L’homme, un écrivain reconnu ira puiser en elle tout ce
qu’il pourra y puiser, jusqu’à l’inspiration, jusqu’à l’intimité même de son être. D’abord elle se
sentira envoûtée, charmée et honorée d’avoir été son élue, puis, presque fatalement, réalisera
tout ce qu’elle a pu donner à cet homme, jusqu’à l’épuisement le plus total.
Ce texte n'est pas une autobiographie mais un écrit très proche de la vie de l'auteur.
Elle revoit, ressent la relation avec cet homme. Elle le fait avec distance et beaucoup d'humour,
parfois avec douleur. Cette traversée se fait aussi bien dans l'admiration, la tendresse que dans
la révolte et la dérision. La création et l'intime se retrouvent totalement entremêlés. Cette femme
remet tout en question, interroge cet amour et plonge dans la grande confusion entre l'amour
narcissique et l'amour. Les pièges de la prétention : A trop vouloir se rapprocher du soleil on se brûle. Mais le soleil qu'était-il en fait?
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|